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Les différents codecs et taux
de compression de la voix
Les codecs sont des chipsets qui font office de codeurs/décodeurs. Certains
terminaux IP-PHONES n'acceptent qu'une partie ou même un seul codec, tout
dépend du modèle de terminal et du constructeur. Le principe de
fonctionnement de ces codecs vous ont été expliqués sur
la page précédente. Les principaux taux de compression de la voix
sont les codecs officiels suivants :
| Méthode de compression |
Débit en KBits/s |
| G.711 PCM |
64 |
| G.726 AD PCM |
32 |
| G.728 LD CELP |
16 |
| G.729 CS ACELP |
8 |
| G.729 x 2 Encodings |
8 |
| G.729 x 3 Encodings |
8 |
| G.729a CS ACELP |
8 |
| G.723.1 MPMLQ |
6,3 |
| G.723.1 ACELP |
5,3 |
Les différents protocoles utilisés
pour la téléphonie sur IP et Voix sur IP
Les différents protocoles non-proprietaires sont les trois suivants :
H323
Le protocole H323 est le plus connu et se base sur les travaux de
la série H.320 sur la visioconférence sur RNIS. C'est une norme
stabilisée avec de très nombreux produits sur le marché
(terminaux, gatekeeper, gateway, logiciels). Il existe actuellement 5 versions
du protocole (V1 à V5) et pour accéder à l'organisme qui
publie ce standard, cliquez ici.
SIP
Le protocole SIP est natif du monde internet (HTTP) et est un concurrent
direct de l'H323. A l'heure actuelle, il est moins riche que H.323 au niveau
des services offerts, mais il suscite actuellement un très grand intérêt
dans la communauté internet et télécom.
Pour accéder à l'organisme qui publie ce standard, cliquez
ici.
MGCP
Le protocole MGCP est complémentaire à H.323 ou SIP,
et traite des problèmes d'interconnexion avec le monde téléphonique
(SS7, RI).
Pour accéder à l'organisme qui publie ce standard, cliquez
ici.
L'alimentation des postes IP
He oui, un poste IP (ou ip-phone) a besoin d'une alimention externe DC de 48Volts
ou d'une téléalimentation par le port ethernet.
Il y a deux solutions pour se passer d'un petit transformateur
220V~/48VDC pouvant être facilement oublié et débranché
avec une fausse manip..
Ces deux solutions ont été normalisés par un document officiel
de IEEE Computer Society
(norme : 802.3af) et elles sont décrites ci-dessous:
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Dans le premier cas à
gauche ici, les téléphones IP sont directement connectés
aux switchs d'étages qui intégrent l'alimentation 48 V nécessaire
sur les paires LIBRES ! C'est donc un switch dernière génération
compatible 802.3af
Dans notre 2° cas à gauche, le switch n'étant
pas équipés, il a fallu installer un PATCH POWER PANEL pour
pouvoir alimenter quand même les téléphones IP. Les
cordons réseaux sortent du switch, vont au power panel puis ressortent
sur un autre port vers le PC de l'étage. |
Si vous n'avez pas un switch qui assure la téléalimentation
ou un power patch panel, il est obligatoire de disposer d'un transformateur
externe par téléphone ip (IP-PHONE).
Il est à noter qu'en cas de panne secteur, il
n'y a plus de téléphone ( c'est normal ) et aucun appel d'urgences
n'est donc possible.
La migration d'une installation en téléphonie
sur IP
Cette migration d'un réseau existant doit respecter absolument certaines
règles, les voici :
1 - Mettre à niveau le réseau étendu
2 - Dimensionner le réseau local (s'assurer d'une très bonne bande
passante et surtout de son utilisation)
3 - Récupérer lexistant en téléphonie classique
(comme les fax par exemple ou les liens opérateurs analogiques ou numériques)
4 - Conférer une certaine autonomie aux sites distants
5 - Intégrer la téléphonie sans fil (soit DECT, soit WIFI)
6 - Autoalimenter les postes téléphoniques (norme 802.3af)
7 - Assurer la sécurité
8 - Calculer le retour sur investissement (ROI)
Pour consulter un cas d'école de migration, allez
consulter le rapport d'Infogrames qui a choisi la téléphonie sur
IP :
http://www.zdnet.fr/techupdate/reseaux_telecoms/0,39020969,39129886,00.htm
Les 8 arguments plaidant pour la téléphonie sur IP
1 - Économiser sur la facture télécom
2 - Pérenniser linvestissement
3 - Simplifier les infrastructures
4 - Faciliter ladministration et la mobilité
5 - Homogénéiser les services téléphoniques sur
un ensemble de sites
6 - Faciliter lintégration avec le système dinformation
7 - Évoluer plus facilement
8 - Regrouper les équipes et se passer dun prestataire
Les 6 faiblesses qui rebutent les entreprises pour la téléphonie
sur IP
1) Fiabilité
2) Une qualité de son médiocre
3) Améliorer l'utilisation
4) Localisation
5) Standards
6) Support administratif
Les failles du protocole H.323
He oui, même ce protocole n'est pas à
l'abri de failles de sécurité.
Ces trous de securite pourraient etre exploites pour executer des commandes
arbitraires ou provoquer un deni de service sur le systeme
vulnerable. La criticite de ces problemes sur les differents equipements/logiciels
semble varier d'un produit a l'autre.
Les sytèmes touchés sont les téléphones IP et les
visioconférences IP.
Pour plus d'informations, cliquez sur les liens ci-dessous :
http://www.cert.org/advisories/CA-2004-01.html
http://www.k-otik.net/bugtraq/01.13.MS04-001.php
http://www.cisco.com/warp/public/707/cisco-sa-20040113-h323.shtml
Les différents éléments pouvant composés
un réseau de téléphonie sur IP
Le PABX-IP, c'est lui qui assure la commutation des appels et leurs autorisations,
il peut servir aussi de routeur ou de switch dans certains modèles, ainsi
que de serveur DHCP. Il peut posseder des interfaces de type analogiques (fax),
numériques (postes), numériques (RNIS,QSIG) ou opérateurs
(RTC-PSTN ou EURO-RNIS). Il peut se gerer par IP en intranet ou par un logiciel
serveur spécialisé que ce soit en interne ou depuis l'exterieur.
Il peut s'interconnecter avec d'autres PABX-IP ou PABX non IP de la même
marque (réseau homogène) ou d'autres PABX d'autres marques (réseau
hétérogène).
Le serveur de communications (exemple : Call Manager de Cisco), il gère
les autorisations d'appels entre les terminaux IP ou softphones et les différentes
signalisations du réseau.Il peut posseder des interfaces réseaux
opérateurs (RTC-PSTN ou RNIS), sinon les appels externes passeront par
la passerelle dédiée à cela (gateway).
La passerelle (gateway), c'est un élément de routage équipé
de cartes d'interfaces analogiques et/ou numériques pour s'interconnecter
avec soit d'autres PABX (en QSIG,RNIS ou E&M), soit des opérateurs
de télécommunications local, national ou international. Plusieurs
passerelles peuvent faire partie d'un seul et même réseau, ou l'on
peut également avoir une passerelle par réseau local (LAN). La
passerelle peut également assurer l'interface de postes analogiques classiques
qui pourront utiliser toutes les ressources du réseau téléphonique
IP (appels internes et externes, entrants et sortants).
Le routeur, il assure la commutation des paquets d'un réseau vers
un autre réseau.
Le switch, il assure la distribution et commutation de dizaines de port
ethernet à 10/100 voire 1000 Mbits/s. Suivant les modèles, il
peut intégrer la téléalimentation des ports ethernet à
la norme 802.3af pour l'alimentation des IP-phones ou des bornes WIFI en 48V.
Le gatekeeper, il effectue les translations d'adresses (identifiant H323
et @ IP du référencement du terminal) et gere la bande passante
et les droits d'accès. C'est le point de passage obligé pour tous
les équipements de sa zone d'action.
Le MCU, est un élément optionnel et gere les conférences
audio-vidéo.
L'IP-PHONE, c'est un terminal téléphonique fonctionnant
sur le réseau LAN IP à 10/100 avec une norme soit proprietaire,
soit SIP, soit H.323. Il peut y avoir plusieurs codecs pour l'audio, et il peut
disposer d'un écran monochrome ou couleur, et d'une ou plusieurs touches
soit programmables, soit pré-programmées. IL est en général
dôté d'un hub passif à un seul port pour pouvoir alimenter
le PC de l'utilisateur (l'IP-PHONE se raccorde sur la seul prise ethernet mural
et le PC se raccorde derrière l'IP-PHONE).
Le SOFTPHONE, c'est un logiciel qui assure toutes les fonctions téléphoniques
et qui utilise la carte son et le micro du PC de l'utilisateur, et aussi la
carte ethernet du PC. Il est géré soit par le Call Manager, soit
par le PABX-IP.
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