LA CRYPTOGRAPHIE
- SOMMAIRE
Définition
de la cryptographie
Définition
de la stéganographie
Glossaire
des termes de la cryptographie
Bibliographie
Liens
internet
CRYPTOGRAPHIE
Définition : Technique du chiffrement d'un message quelconque, ou ensemble
des méthodes utilisées pour cacher le sens d'un message en le rendant
complètement illisible ou indéchiffrable normalement.
Mot venant du mot grec KRYSPTOS signifiant caché.
METHODES
- Transposition
- Substitution (homophonique, monoalphabétique,
polyalphabétique),
- Clef asymétrique (exemple RSA),
- Clef symétrique (datant d'en général avant 1970),
EXEMPLES
- Chiffre de César (substitution de 3 lettres alphabétiques),
- Chiffres de Polybe
- Chiffre de Vigenère (substitution polyalphabétique inventé
vers 1500),
- Chiffre de Marie, reine d'Ecosse (Marie Stuart)
- Chiffre de Beale,
- Le linéaire B.
La
Transposition
Dans la transposition, les lettres du message sont simplement redistribuées,
engendrant une anagramme. Pour de très brefs messages,
comme un simple mot, cette méthode est peu sûre car il n'y a guère
de variantes pour redistribuer une poignée de lettres. Par exemple, un
mot de trois lettres ne peut être tourné que dans six positions
différentes, ainsi col ne peut se transformer qu'en col, clo, ocl, lco,
loc. Bien entendu, lorsque le nombre de lettres croît, le nombre d'arrangements
se multiplie rapidement, et il devient impossible de retrouver le texte original
sans connaître le procédé de brouillage. Par exemple, regardez
cette courte phrase. Elle ne comporte que 35 lettres, et pourtant il y a plus
de 50 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 possibilités de les disposer.
Si une personne pouvait vérifier une disposition par seconde, et si toute
la population du globe y travaillait jour et nuit, cela prendrait plus de mille
fois la durée de vie de l'univers pour vérifier tous les arangements.
Une transposition des lettres au hazard semble offrir un très haut niveau
de sécurité, puisqu'il serait presque impossible pour un intercepteur
de déchiffrer même une courte phrase. Mais il y a un inconvénient.
La transposition engendre une anagramme extrêmement difficile et si les
lettres sont mises pêle-mêle, sans rime ni raison, débrouiller
l'anagramme sera aussi difficile pour le destinataire que pour l'intercepteur.
Pour que la transposition soit efficace, l'ordonnancement des lettres doit suivre
un système rigoureux, sur lequel expéditeur et destinataire se
sont préalablement entendus. Les écoliers s'amusent ainsi à
s'envoyer des messages avec une transposition dite "en dents de scie".
Il s'agit d'écrire le message sur deux lignes, une lettre sur la ligne
supérieure, une lettre sur la ligne inférieur. On enchaîne
ensuite la suite des lettres de la ligne inférieure à celle de
la ligne supérieure, pour réaliser le message crypté, comme
ci-dessous :
Ton secret est ton prisonnier ; s'il fuit tu deviendras son prisonnier
TNERTSTNRSNIRIFITDVEDASNRSNIR
OSCEETOPIONESLUTUEINRSOPIONE
TNERTSTNRSNIRIFITDVEDASNRSNIROSCEETOPIONESLUTUEINRSOPIONE
Le destinataire n'aura qu'à inverser le procédé. Il a diverses
autres formes de transposition systématique, incluant d'écrire
ce message en dents de scie sur trois lignes au lieu de deux, et de les enchaîner
ensuite de la même façon. On peut aussi faire jouer des paires
de lettres, afin que la première et la deuxième échangent
leur place, de même pour la troisième et la quatrième et
ainsi de suite. Une autre forme de transposition utilise le premier dispositif
de cryptographie militaire connu, la scytale spartiate, remontant au Vème
siècle avant J-C. La scytale consiste en un bâton de bois autour
duquel est enroulée une bande de cuir ou de parchemin, comme le montre
la figure 2. L'expéditeur écrit son message sur toute lalongueur
de la scytale et déroule ensuite la bande qui apparaît alors couverte
d'une suite de lettres sans signification. Le messager emportera la bande de
cuir et, l'ayant roulé en torsade, l'utilisera parfois comme ceinture,
les lettres restant cachées à l'intérieur. En 404 avant
J-C, Lysandre de Sparte vit arriver un messager ensangalanté, l'un des
cinq survivants d'un éprouvant voyage depuis la Perse. Le messager tendit
sa ceinture à Lysandre qui l'entoura autour de sa scytale et apprit que
Pharnabaze de Perse s'apprêtait à l'attaquer. Grâce à
la scytale, Lysandre se prépara à cette attaque et la repoussa.
Figure 2
Lorsqu'on enlève de la scytale la lanière de cuir, celle-ci semble
porter une suite de lettres incohérente. La lanière devra être
enroulée autour d'une autre scytale de même diamètre pour
que le message se recompose.
La
Substitution
Voici une possibilité autre que la transposition est la substitution.
L'une des premières descriptions de cryptage par substitution apparaît
dans le Kàma-Sùtra , texte écrit au Vème siècle
après J-C par le brahmane Vàtsyàyana, mais fondé
sur des manuscrits du IVème siècle avant J-C. Le Kàma-Sùtra
recommande que les femmes apprennent soixante quatre arts, entre autres cuisiner,
s'habiller, masser et élaborer des parfums. La liste comprend aussi quelques
domaines moins évidents, comme la prestidigitation, les échecs,
la reliure et la tapisserie. Le numéro 45 sur la liste est le mlecchita-vikalpà,
l'art de l'écriture secrète, qui doit leur permettre de dissimuler
leurs liaisons. L'une des techniques conseillées consiste à apparier
au hazard les lettres de l'alphabet et à substituer ensuite dans le message
original la nouvelle lettre de la paire à celle d'origine. Si nous appliquons
ce procédé à notre alphabet, nous pouvons apparier les
lettres comme suit :
A D H I K M O R S U W Y Z
V X B G J C Q L N E F P T
Ainsi au lieu d'écrire "rendez-vous à minuit", l'expéditeur
écrira LUSXUT-AQEN V CGSEGZ. Cette forme est appelée un chiffre
de substitution, car chaque lettre du texte original est remplacée par
une lettre différente, complétant ainsi l'action du chiffre de
transposition. La transposition conserve à chaque lettre son identité,
mais change sa position, alors que la substitution change l'identité
de chaque lettre, mais lui garde sa position.
Les Chiffres de Polybe vers
150 ans avant JC
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1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
| 1 |
A |
B |
C |
D |
E |
| 2 |
F |
G |
H |
I |
J |
| 3 |
K |
L |
M |
N |
O |
| 4 |
P |
Q |
R |
S |
T |
| 5 |
W |
V |
X |
Y |
Z |
Les lettres sont remplacées par des chiffres, le nombre de symboles
est réduit à 5.
(les nombres de 1 à 5 au lieu des 25 lettres de l’alphabet).
Chaque lettre est représentée par deux chiffres, ce qui ajoute de
la difficulté pour la cryptanalyse.
Le Chiffre de César
Voici l'alphabet de base du chiffre de César qui est décalé
de trois lettres (exemple A non crypté = D crypté) :
ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
DEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZABC
C’est l’historien Suétone qui a révélé
le chiffre de César, qui est une méthode de substitution d’un
alphabet normal décalé de 3 lettres.
Le chiffre 3 représente la clé qui peut varier de 1 à 25
(pour un alphabet à 26 caractères).
Pour casser le chiffre de César, il y a donc au maximum 25 combinaisons
à essayer.
Pour complexifier le chiffre, on peur utiliser un alphabet de cryptage désordonné,
mais un bon casseur arriverait quand même à sa fin.Le premier usage
révélé d'un chiffre de substitution dans un contexte militaire
apparaît dans la guerre des Gaulles, de Jules César. César
raconte comment il envoya un jour un cavalier gaulois porter une lettre à
Cicéron qui était assiégé dans son camp sur la Sambre,
et sur le point de se rendre. César lui annonçait qu'il arrivait
à son secours avec des légions. La substitution consista à
remplacer les lettres romaines par des lettres grecques, rendat ainsi le message,
s'il était saisi, incompréhensible pour l'ennemi. César rapporte
les péripéties de la remise du message : "Les instructions
au messager furent, s'il ne pouvait approcher, de jeter un javelot portant la
lettre attachée à sa courroie à l'intérieur du camp
retranché. Craignant un danger, le Gaulois lança le javelot, comme
on l'en avait instruit. Le hazard le fit se ficher dans la tour, et nos troupes
ne le virent pas pendant deux jours. Le troisième jour, un soldat l'aperçut,
le descendit et le porta à Cicéron. Celui-ci lut la lettre et le
proclama ensuite aux troupes rassemblées, pour la plus grande joie de tous".
César utilisa si souvent des écritures cryptées que Valérius
Probus écrivit sur ses chiffres un traité complet, qui ne nous est
malheureusement pas parvenu. Mais dans la vie des douzes Césars de Suétone,
nous avons une description détaillée de l'un des chiffres de substitution
utilisés par Jules César. Celui-ci remplacait simplement chaque
lettre du message par la lettre venant trois places après elle dans l'alphabet.
Les cryptographes s'expriment souvent en termes d'alphabet clair, l'alphabet utilisé
pour écrire le message original, et alphabet chiffré, pour les lettres
substituées à celles d'origine. Lorsqu'on place l'alphabet clair
au-dessus de l'alphabet chiffré, comme sur la figure 3 , on voit bien que
l'alphabet chiffré a été décalé de trois lettres.
Depuis, ce type de substitution est souvent appelé chiffre décalé
de César ou simplement chiffre de César. Chiffre est le nom donné
à toute forme de substitution cryptographique, dans laquelle chaque lettre
est remplacée par une autre ou par un symbole
alphabet clair abcdefghijklmnopqrstuvwxyz
alphabet chiffré DEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZABC
texte clair veni, vidi, vici
texte chiffré YHQL, YLGL,YLFL
Figure 3 : Chiffre de César appliqué à un court message.
Ce chiffre est fondé sur un alphabet chiffré qui est décalé
d'un certain nombre de places (ici trois) par rapport à l'alphabet usuel.
En cryptographie, la convention veut que l'on écrive l'alphabet usuel en
minuscules et l'alphabet chiffré en majuscules. De même, le message
original, ou texte clair, est écrit en majuscules et le message crypté,
ou texte chiffré, est écrit en majuscules.
Bien que Suétone ne mentionne qu'un glissement de trois lettres chez César,
il est clair qu'en appliquant cette méthode entre une lettre et les vingt
cinq autres, on peut obtenir 25 chiffres différents. En fait, si nous ne
nous en tenons pas à faire glisser les lettres de l'alphabet mais que nous
nous permettons de recréer un alphabet chiffré en disposant les
lettres de toutes les manières possibles, nous obtiendrons un nombre bien
plus élevé de chiffres différents. Il y a plus de 400 000
000 000 000 000 0000 000 000 redispositions possibles, ce qui engendre un nombre
similaire de procédés de chiffrement.
Chaque chiffre peut être envisagé dans les termes d'une méthode
générale de cryptement, appelé algorithme, et d'une clef,
qui fixe avec précision les détails d'un cryptage particulier. Dans
ce cas, l'algorithme entraîne la substitution de chaque lettre de l'alphabet
clair par une lettre d'un alphabet chiffré, et cet alphabet chiffré
peut être établi par n'importe quelle redistribution de l'alphabet
clair. La clef fixe l'alphabet chiffré précis utilisé pour
un texte crypté défini. La relation entre l'algorithme et clef est
illustrée par la figure 4.
Figure 4 : Pour crypter un message, l'envoyeur passe par un algorithme de cryptage.
L'algorithme est un système général de cryptage, et doit
être précisé par une clef. Appliquer la clef et l'algorithme
ensemble à un texte engendre un message crypté, ou texte chiffré.
Celui-ci peut être intercepté par l'ennemi au cours de sa transmission,
mais l'ennemi ne sera pas en mesure de le déchiffrer. Le receveur, qui
connaît la clef et l'algorithme utilisés par l'envoyeur, est capable
de reconstituer le texte clair de message.
En général, si l'ennemi intercepte un message crypté, il
peut assez facilement appréhender l'algorithme, mais il ne connaît
pas la clef. Il peut se douter que chaque lettre du texte clair a été
remplacé par une lettre différente, en appliquant un certain alphabet
chiffré, mais il a peu de chances de savoir lequel a été
utlisé. Si la clef est tenue secrète entre l'expéditeur et
le destinataire, alors l'ennemi ne peut déchiffrer le message intercepté.
L'importance de la clef, par rapport à l'algorithme, est un principe de
base de la cryptographie qui fut définitivement établi en 1883 par
le linguiste hollandais Auguste Kerckhoffs Van Nieuwenhof dans son traité
La cryptographie militaire. Principe de Kerckhoffs : "La sécurité
d'un système de cryptement ne doit pas dépendre de la préservation
du secret de l'algorithme. La sécurité ne repose que sur le secret
de la clef".
En plus du secret absolu sur la clef, un chiffre bien sécurisé doit
avoir tout un choix de clefs possibles. Par exemple, si l'envoyeur utilise le
chiffre décalé de César pour un message, le cryptage s'avère
assez faible, car il n'y a que 25 clefs potentielles. Du point de vue de l'ennemi,
s'il intercepte le message et soupçonne que l'algorithme utilisé
est celui de César, il n'aura qu'à essayer que 25 possibilités.
Alors que si l'envoyeur utilise un principe de substitution plus général,
qui permette à l'alphabet chiffré d'être constitué
des lettres de l'alphabet clair dans n'importe quel ordre, il faudra chercher
la clef entre 400 000 000 000 000 000 000 000 000 possibilités. Pour l'ennemi,
si le message est intercepté et l'algorithme connu, il reste face à
l'invraisemblable défi de tester toutes ces clefs. Si un agent ennemi pouvait
vérifier une clef par seconde, cela lui prendrait environ un milliard de
fois la durée de vie de l'univers pour les essayer toutes et déchiffrer
le message.
alphabet clair abcdefghijklmnopqrstuvwxyz
alphabet chiffré JLPQWIQBCTRZYDSKEGFXHUONVM
texte clair et tu, Brute?
texte chiffré WX XH, LGHXW?
Figure 5 : Exemple d'algorithme de substitution monoalphabétique dans lequel
chaque lettre du texte clair est remplacée par une autre lettre selon une
clef. La clef est définie par l'alphabet chiffré, qui peut être
n'importe quelle distribution de l'alphabet clair.
La beauté de ce genre de chiffre réside dans sa simplicité
d'application, jointe à un haut niveau de sécurité. Il est
facile de fixer une clef qui consiste simplement à décider de l'ordre
des 26 lettres dans l'alphabet chiffré et il est en même temps pratiquement
impossible pour l'ennemi de vérifier toutes les clefs, d'où une
force de frappe qualifiée de brute. La simplicité de la clef est
importante car les deux correspondants doivent la connaître et plus elle
est simple, moins il y a de possibilités d'erreur.
En fait il est possible d'appliquer une clef encore plus simple, si l'on accepte
un légère réduction du nombre des clefs potentielles. Au
lieu de redisposer au hazard les lettres de l'alphabet clair, on choisit un mot
clé, ou une phrase clef, et commençons par supprimer les espaces
et les lettres qui sont répétées (JULISCAER). Utilisons la
suite obtenue comme début de l'alphabet chiffré. Le reste de l'alphabet
chiffré n'est que le résultat d'un simple enchaînement qui
commence où finit la phrase-clef, en omettant les lettres qui figurent
déjà dans celle-ci. Ainsi l'alphabet chiffré se présentera
comme suit :
alphabet clair abcdefghijklmnopqrstuvwxyz
alphabet chiffré JULISCAERTVWXYZBDFGHKMNOPQ
L'avantage d'un alphabet chiffré conçu sur ce modèle réside
dans la facilité de se rappeler le mot-clef ou la phrase-clef, et donc
de mémoriser aisément l'alphabet chiffré. C'est important,
car si les correspondants doivent le porter par écrit, l'ennemi peut mettre
la main sur le papier et déchiffrer toutes les communications écrites
sur cette base. Si la clef ne peut être gardée en tête, il
y a moins de chances pour qu'elle parvienne à l'ennemi. Evidemment le nombre
des principes de chiffrement engendrés par des phrases-clefs est moins
grand que le nombre de ceux créés sans restriction, mais i est tout
de même très élevé et il serait impossible à
l'ennemi de déchiffrer un message saisi en essayant toutes les phrases
possibles.
C'est à cause de sa simplicité et de sa force que le principe de
substitution a dominé la technique des écritures masquées
pendant le premier millénaire après J.C. On avait là un moyen
de communication sûr, et l'on ne sentait pas le besoin d'un développement
plus poussé. Sans nécessité, pas de motivation pour une nouvelle
invention. La balle était maintenant dans le camp des briseurs de code,
qui essayaient de faire déder le chiffre de substitution. N'y avait-il
vraiment pas moyen pour l'intercepteur de déchiffrer le message crypté
? Nombre de savants de l'Antiquité tenaient le principe de substitution
pour inviolable, grâce à la multiplicité de combinaisons possibles,
et pendant des siècles les faits semblèrent leur donner raison.
Mais les décodeurs finirent par trouver un raccourci à l'épuisante
recherche de toutes les clefs. Au lieu de prendre des milliards d'années,
briser un chiffre n'était plus qu'un affaire de minutes. Cette découverte
se fit en Orient et demanda la rencontre miraculeuse de la linguistique, des statistiques
et de la dévolution religieuse.
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PRINCIPE
DE KERCKHOFFS :
L'importance de la clef, par rapport à l'algorithme utilisé, est
un principe de base de la cryptographie militaire qui fut définitivement
établi en 1883 par le linguiste hollandais Auguste Kerckhoffs Van Nieuwenhof
dans son traité :
La sécurité d'un système de cryptement ne doit pas dépendre
de la préservation du secret de l'algorithme. La sécurité
ne repose que sur le secret de la clé !La cryptanalyse a été
inventé par les arabes, et repose aussi sur le développement de
l'érudition religieuse.
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Glossaire
de la cryptographie
Algorithme de chiffrement :
Processus d'opérations à effectuer pour le chiffrement, qui doit
être lié à une clef que le précise.
Alphabet chiffré :
Redisposition des lettres de l'alphabet usuel, qui permet ensuite de déterminer
comment chaque lettre du message sera chiffrée. L'alphabet chiffré
peut aussi se composer de nombres ou de n'importe quels autres caractères,
mais, dans tous les cas, il impose de changer les lettres du message d'origine.
ASCII (American Standard Code for Information Interchange) : code standard
américain pour l'échange d'informations, qui traduit en nombres
les caractères de l'alphabet et autres.
Carnet de code :
Liste d'équivalents qui remplaceront les mots ou les phrases du message
d'origine.
Chiffre :
N'importe quel système appliqué pour dissimuler le sens d'un message
en remplaçant chaque lettre du message d'origine par une autre.
Chiffre décalé de César :
A l'origine, chiffre par lequel chaque lettre d'un message est remplacée
par la lettre figurant trois places plus loin dans l'alphabet. Plus généralement,
chiffre qui remplace chaque lettre du message par une lettre x placés
plus loin dans l'alphabet, x étant un nombre de 1 à 25.
Chiffre de substitution :
Cryptosystème dans lequel chaque lettre du message est remplacée
par un autre caractère, mais garde sa place dans le message.
Chiffre de transposition :
Cryptosystème dans lequel chaque lettre du message reste inchangée,
mais mise à une autre place dans le message.
Chiffre de Vigenère :
Chiffre polyalphabétique qui fut inventé vers 1500. Le carré
de Vigenère comporte 26 alphabets différents, chacun étant
un alphabet décalé selon le chiffre de César, et un mot-clef
établit quel alphabet chiffré sera utilisé pour crypter
chaque lettre du message.Chiffrer :
Transformer le message d'origine en message chiffré.
Clef :
Paramètre qui transforme l'application de l'algorithme général
de chiffrement en le spécifiant. Généralement, l'ennemi
peut connaître l'algorithme utilisé, mais il ne doit en aucun cas
connaître la clef.
Clef asymétrique (cryptographie à) :
Forme de cryptographie dans laquelle la clef utilisée pour le chiffrement
n'est pas la même que celle utilisée pour le déchiffrement.
S'applique aux cryptosystèmes à clef publique, tel le RSA.
Clef privée :
Clef utilisée par le receveur pour décrypter les messages dans
un cryptosystème à clef publique. La clef privée doit être
tenue secrète.
Clef publique :
Clef utilisée par l'envoyeur pour crypter les messages dans un cryptosystème
à clef publique. La clef publique est disponible pour tout le monde.
Clef publique (cryptographie à) :
Cryptosystème qui résout le problème de la distribution
de clefs. La cryptographie à clef publique demande un chiffre asymétrique,
afin que chacun puisse créer une clef publique de chiffrement et une
clef privée de déchiffrement.Clef symétrique (cryptographie
à) :
Forme de cryptographie où la clef nécessaire pour crypter le message
est la même que celle nécessaire pour le décrypter. Le terme
recouvre toutes les formes traditionnelles de chiffrement, c'est-à-dire
celles en usage avant les années 70.Clefs (distribution des) :
Processus complexe destiné à assurer à la fois à
l'envoyeur et au receveur l'accès à la clef nécessaire
pour crypter et décrypter un message, en évitant qu'elle ne tombe
dans des mains ennemies.
La distribution des clefs étant le problème majeur pour la logistique
et la sécurité avant l'invention de la cryptographie à
clef publique.
Code :
Système pour dissimuler le sens d'un message en remplaçant chaque
mot ou phrase du message par un caractère ou un ensemble de caractères
différents.
Coder :
Transformer le message d'origine en message codé.
Cryptanalyse :
Technique qui permet de déduire le texte en clair du texte chiffré,
sans connaître la clef.
Crypter :
Chiffrer ou coder.
Cryptographie :
Technique du chiffrement d'un message, ou ensemble des méthodes utilisées
pour cacher le sens d'un message. Le terme est souvent appliqué dans
un sens plus général pour signifier la science des messages secrets,
et est employé alors comme un synonyme de cryptologie.
Cryptographie quantique :
Forme infrangible de cryptographie fondée sur la théorie quantique,
en particulier le principe d'incertitude qui établit l'impossibilité
de mesurer simultanément tous les paramètres d'un objet. La cryptographie
quantique garantit un échange sécurisé de suites aléatoires
de bits, qui seront ensuite utilisées comme base pour un chiffre jetable.
Cryptologie :
Science de l'écriture secrète sous toutes ses formes, englobant
à la fois la cryptographie et la cryptanalyse.
Déchiffrer :
Transformer un message chiffré en un message clair conforme à
l'original. Ce terme s'applique en principe au destinataire qui connaît
la clef nécessaire pour obtenir le texte en clair, mais on l'utilise
aussi dans le cas d'un intercepteur ennemi qui opère le déchiffrement
par la cryptanalyse.
Décoder :
Transformer un message codé en un message clair conforme à l'original.
Décrypter :
Déchiffrer ou décoder.
DES (Data Encryption Standard) :
Standard de chiffrement des données développé par IBM et
adopté en 1976.
Distribution de clefs de Diffie-Hellman-Merkle :
Procédé dans lequel envoyeur et récepteur peuvent convenir
d'une clef secrète par une conversation publique. La clef choisie, l'envoyeur
peut utiliser un chiffre comme le DES pour crypter un message.
Longueur de clef :
Le chiffrement informatisé impose des clefs qui ont la forme de nombres.
Parler de la longueur d'une clef, c'est faire référence au nombre
de chiffres, ou bits, de cette clef, et cela permet de préciser aussi
le plus grand nombre qui peut être utilisé comme clef, ce qui fixe
également le nombre de clefs possibles. Plus la clef peut être
longue (ou plus grand est le nombre de clefs possibles) plus longue sera la
durée nécessaire à la cryptanalyse pour essayer toutes
ces clefs.
Modèle de chiffrement à usage unique (parfois appelé
masque jetable ou à clef une-fois) :
Seule méthode de chiffrement infrangible connue. Elle repose sur une
clef aléatoire de même longueur que le message. Chaque clef doit
être utilisée une fois et une seule.
NSA(National Security Agency) :
Département du ministère américain de la Défense,
responsable de la sécurisation des communications américaines
et de l'attaque des communications des autres pays.
Ordinateur quantique :
Ordinateur extrêmement puissant qui applique la théorie quantique,
en particulier la théorie disant que chaque objet peut être dans
différents états en même temps (superposition), ou qu'un
objet peut être dans plusieurs univers à la fois. Si les scientifiques
pouvaient produire l'ordinateur quantique sur une assez grande échelle,
il détruirait toutes les sécurités assurées par
les chiffres actuels, en dehors du chiffre jetable.
Pretty Good Privacy (PGP) :
Algorithme de chiffrement informatisé développé par Phil
Zimmermann et basé sur le RSA.
RSA :
Abréviation de Rivest Shamir Adleman.
Premier système qui répondait aux nécessités de
la cryptographie à clef publique, inventé par Ron Rivest, Adi
Shamir et Léonard Adleman en 1977.
Séquestre de clef :
Schéma suivant lequel des copies de clefs privées sont déposées
chez un tiers - l'agent de séquestre- qui les remettra aux représentants
de la loi, sous certaines conditions, par exemple si l'ordre en est donné
par un tribunal.
Signature digitale :
Méthode pour prouver l'authenticité d'un document électronique,
souvent générée par l'auteur du document crypté
avec sa clef privée.
Stéganographie :
Technique pour cacher l'existence d'un message, par opposition à la cryptographie
qui en dissimule le sens.
Substitution homophonique (chiffre de) :
Chiffre qui offre plusieurs substitutions possibles pour chaque lettre du texte
en clair. S'il y a, disons, six substitutions possibles pour la lettre a, ces
six caractères ne représenteront que la lettre a. C'est une variante
du chiffre de substitution monoalphabétique.
Substitution monoalphabétique (chiffre de) :
Chiffre de substitution où l'alphabet chiffré reste le même
au cours de tout le chiffrement.
Substitution polyalphabétique (chiffre de) :
Chiffre de substitution où l'alphabet chiffré change au cours
du chiffrement, comme dans le chiffre de Vigenère. Ce changement s'exécute
selon une clef.
Texte chiffré :
Message obtenu après chiffrement.
Texte en clair :
Message original avant chiffrement.
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Bibliographie
Texte en clair :
Message original avant chiffrement.
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Liens
Internet
Portail en français :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Cryptologie
Portail en anglais :
http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikiportal/Cryptography
Portail en français :
http://www.apprendre-en-ligne.net/crypto/menu/index.html
Lexique et glossaires :
http://www.apprendre-en-ligne.net/crypto/lexique.html
http://dblanc.ifrance.com/dblanc/crypto/glossaire.htm
http://www.geocities.com/openpgp/glossaire.htm
http://www.nsa.gov/kids/ciphers/ciphe00006.cfm
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